Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 20:21

Avant j'aimais bien Gérard Depardieu. Je le trouvais talentueux - enfin pas toujours mais souvent - sympathique, avec un côté débonnaire bon enfant/bon vivant, un peu souvent torché mais bon allais-je lui jeter la pierre ? Le problème c'est que moi quand je m'enfile deux ti punchs et que je m'érige en spécialiste du tennis professionnel au comptoir de mon troquet favori y'a guère que quatre personnes qui vont entendre mes radotages (beaucoup plus si je m'en enfile un de plus de ti punch, vu mon porte voix naturel), mais quand Gérard lui dégoise ses conneries dignes de figurer dans les Brèves de comptoir, ça va toucher des millions de personnes. Certains appellent ça du franc parler, moi à ce stade j'appelle ça de la déliquescence neuronale. Pour être spirituel il faut un peu plus de subtilité et moins de coups dans le pif surtout.

 

Mais Gérard Depardieu est surtout devenu spiritueux il faut croire.

 

Déjà il y avait eu les propos contre Juliette Binoche. Je n'ai rien contre elle, je n'ai rien pour d'ailleurs, je ne la connais pas, mais les propos du sieur à son égard ont été franchement gratuits. Passons les vannes foireuses éthyliques sur "haleine de bière" alias Martine Aubry, et la comparaison entre la mort de son chat et celle de Chabrol. Drôlissime. Les rédacteurs de Carambar ne feraient pas mieux. Mais alors la plus savoureuse pour moi c'est la perlouze déclamée avec brio dans Le grand journal (dans cette émission il a également conspué "les trous du cul qui nous font chier et font grève", dont je fais partie, mais c'est vrai qu'à minimum 1 million d'euros en salaire annuel on peut se permettre ce genre de remarque ; mais ne soyons pas démago c'est pas beau).

 

Attention citation je rouvre les guillemets : "c'est dommage que tous les gens intéressants partent en premier. Y'a que les cons qui restent".

 

Enfin un éclair de lucidité.

 

Merci pour cette belle leçon d'humilité monsieur Depardieu, vous faites preuve de tellement d'autodérision qu'il faut croire que le gros rouge qui tache ne vous a pas complètement annihilé le lobe frontal. Ca frise même la correction. Gageons que votre chat devait être lui aussi foutrement intéressant et qu'il n'a jamais pensé à prendre sa retraite LUI, contrairement à nous foutus blaireaux. J'aurai tant aimé le connaître ; sûre que c'est une grande perte pour l'humanité.

 

La doublement conne vous salue bien bas.

 


Par Suzy D. - Publié dans : Sautes Dumeur - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 18:52

Avant j'étais aigrie.

 

Si si avant j'étais aigrie et j'avais comme cadeau d'anniversaire de la part de mes amis des haches roses. Ou des lance-flammes. Je me fightais sur mon blog et sur les forums contre les trolls et les adoratrices de Brian Joubert. Je donnais mon opinion sur tout comme si j'avais tout le temps raison, et ça tranchait sec. J'écrivais des chroniques dumeuriennes où la mère Dumeur trônait en guest star, je chiais sur Noël et je faisais des rimes en "saigne".

 

Maman ça saigne.

 

Avant je rédigeais des lettres quand j'étais pas contente. Ah ben tiens je continue à le faire ça ! Et même que je m'autopublie tellement je suis fière. Enfin ce que je voulais dire c'est qu'avant j'étais pas pareille ; le seul truc qui a pas changé c'est que j'ai toujours tout le temps raison (essayez d'argumenter contre si vous avez une bonne heure à perdre). Donc j'ai changé. Et ça n'étonne que moi parce qu'a priori les autres sentaient que j'avais le potentiel pour. On te l'avait dit qu'un jour tu rencontrerais un chouette type et que tu l'emmènerais à Florence, toi la chercheuse de canelloni, de nouille furtive et d'initiales de merde. Fallait juste croire à ton potentiel ma cocotte, tu y avais droit à ton roman Harlequin bordel.

 

Et j'y ai cru, et j'y crois plus qu'encore, et que même j'en ai la bague au doigt. Je n'ai pas viré ma cuti, y'a pas eu de chenille, de robe blanche faux cul virginale, d'exhibition devant des centaines de paires d'yeux émus, et que même plus tard j'ai appris que ça en avait défrisé certains (certaines) que je ne rentre pas dans le moule cérémonieux, mais ça j'en ai rien à carrer. On s'en fout, tant pire, fini de se justifier. J'ai changé mais pas complètement faut croire. C'est surtout dans le verbe que je suis moins radicale. Je n'ai toujours pas envie d'écouter gazouiller les zozios ni de mettre le tube de Tata Yoyo en boucle, mais je n'ai plus envie non plus de sortir la kalachnikov à chaque fait de société, parce que de plus en plus y'a des polémiques sur tout et que ça me gonfle. Avant ça avait encore un peu de gueule, maintenant ça fleurit tout partout les prises d'opinion, même dans les menus de restaurant, et moi j'en ai marre d'avoir mal au bide.

 

Alors ceux et celles qui se délectaient de mes coups de gueule à la tronçonneuse et des mes saillies verbales juteuses ne devraient pas être déçus, oh non. Pour moi l'écriture avait une valeur thérapeutique (comme dans le film avec Hilary Swank ; ah ben quand même je préfère quand elle se mange des gants de boxe l'autre là) et quand je sortais ma plus belle prose c'était quand j'avais le moral au ras des pissenlits. Quelques fois je les ai même bouffés ceux là, avec de la terre en sus qui faisait crisser mes dents acérées. Ne soyez pas déçus mes braves lecteurs, vous qui avez encore en mémoire les Noëls en Dumeurie et la saudade en tête, ne soyez pas déçus de savoir que je vais bien et que du coup ça me fait écrire des trucs planplan sur des beaux culs et des restos pourraves. Je fais pousser du basilic, je prépare huit jours à l'avance la liste de courses, je rêve de faire de la soupe et la mère Dumeur nous demande déjà ce qu'on va faire le soir de Noël.

 

C'était toute une époque. J'ai une vie de Sims quoi. Sauf que c'est moi qui tient les manettes maintenant (ou plutôt la souris, mais je trouvais l'image des manettes plus symbolique, pis merde tiens). Et quand je n'ai pas le moral (on ne se départ pas de 37 ans d'obscurantisme affectif et de programmation pessimiste comme ça), ce n'est plus dans le fiel que je trempe ma plume, mais dans le cou d'un Auvergnat que je vais chercher la chaleur.

 

Time to live.

 


Par Suzy D. - Publié dans : Sautes Dumeur - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 19:21

Je l'ai déjà dit mais alors là, ça devient intenable. On dirait que l'équipe de True blood s'acharne à faire de nous des femmes malhonnêtes, lubriques et sans vertu. Moi je vous jure avant j'étais vierge des yeux et jamais je ne pensais au sexe. Mais depuis que je regarde True blood, mon mari a du mal à me tenir et pense sérieusement à me faire exorciser. C'est que quand je mate cet obscur objet du désir, je me mets à japer dans la chambre et à faire des "aouuuuuuuuuuuuuhhhhhhh aouuuuuuuuuuuuuuuhhhh" comme le loup-garou de True blood d'ailleurs.

 

joe manganiello

 

C'est lui voyez ? Joe Manganiello il s'appelle, et même son nom pousserait une sainte italienne à commettre le péché de chair. Et quand je pense que pendant ce temps là y'en a qui se morfondent sur les tronches à minet de Twilight... Ralala grandissez les filles !!!

 

Dans la catégorie "je te mets le foufounomètre à 38", je vous présente aussi le suce nommé Kevin Alejandro :

 

kevin alejandro

 

Le monsieur il arrête pas de mettre sa langue dans la bouche de Lafayette, c'est déroutant. De quoi avoir envie de devenir homosessuelle. Et je vous jure que dans la saison 3 y'en a à foison des scènes comme ça, ça s'imbrique, ça s'introduit et ça plante pas que des crocs, ça je vous assure.

 

Et celui qui est devenu mon idole chez Ikéa il n'y est absolument pour rien dans toute cette débauche de femme mariée et fidèle. Nan nan il n'est pas chaud bouillant mon Suédois favori.

 

Dans le maniement du pieu il est passé maître.

 

15475-cristiano ronaldo pour armani

 

Ah pardon je me suis emmêlée les pinceaux dans mes fichiers ! Rassurez-vous je ne suis pas devenue une bimbo à chihuahua, juste j'étais effarée l'autre fois devant mon arrêt de bus : voyant au loin cette silhouette, je me suis dit "chouette enfin un beau mec en slibard, ça change des pubs Chantelle !". Il faut dire qu'avant je le trouvais charmant le Cristiano, mais là franchement je le trouve un poil pathétique en slip boudiné. D'abord il a des espèces de muscles atrophiés (trop de tablettes de chocolat tue la tablette de chocolat), pis à ça vous ajoutez la pseudo crête rebelle et le le petit bourrelet sous le tissu... Je ne suis pas adepte des anacondas sous slibard, mais là quand même faut avouer qu'il aurait du s'enfiler une paire de chaussettes bien placée le Ronaldo.

 

Voire même une soquette ça aurait fait bien déjà. Faut pas déconner avec les pubs de slip merde...

 

Bon revenons à nos moutons suédois. Je sais que vous attendez toutes ce moment là mes cochonnes, et que même j'ai appris qu'il y'en avait qui s'étaient abonnées à mon flux RSS histoire de mater en loucedé du blond excellant dans le planter de pieu. Attention planquez vos maris (ou tout ce qui vous sert de casse dalle) et rappelez-les plus tard si vous avez besoin de vous calmer les esprits.

 

Ca commence là...

 

True blood

 

True blood (7)

 

(Qu'est-ce que je vous disais, ça change du Portugais imberbe)

 

True blood (20)

 

(Comment on dit "aïe aïe carambar" en suédois ?)

 

True blood (57)

 

Notez l'air satisfait du monsieur qui a le dos tourné. Il en a les dents en érection. Normal Alexander va lui planter son gros pieu.

 

Bon faut que je vous laisse y'a ma tarte qui est dans le four. La vache ça fume.

 

Par Suzy D. - Publié dans : Tour des mâles - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 14:04

Il n'y a pas que la Suède dans la vie (enfin quand même, sans le beau blond qui ne s'appelle pas Ikéa, j'aurai une quarantaine de visiteurs/semaine en moins sur mon blog délaissé). Il y a aussi les beaux gosses américains. Oui OK il est mort et alors ? Ca n'empêche pas les sentiments humides. Donc Steve McQueen pour les petites jeunes (ou petits jeunes, bienvenue !) qui ne connaissent pas le beau blondinet, c'est lui :

 

Steve McQueen

 

Hein ça déchire pas vrai ???? L'autre fois avec mon mari on s'est maté La grande évasion et je dois dire que Steve chevauchant une moto, ça inspire tout un tas de pensées philosophiques. Ca m'a donnée l'envie d'être une selle.

 

9L2TD00Z

 

Et encore il était pas torse poil avec une serviette au ras du pubis... Au rrrrrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaas...Depuis La grande évasion d'ailleurs avec mon Auvergnat on s'est acheté un grand poster qu'on va mettre euh... qu'on va mettre.

 

039 70376~Steve-McQueen-Posters

Chéri ??? C'est quand qu'on se mate Les sept mercenaires, La canonnière du Yang Tse, Bullitt, Papillon, L'affaire Thomas Crown... chéri ????

 

 

Par Suzy D. - Publié dans : Tour des mâles - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 18:21

Il y a quelques temps (dans les 6 mois) ma tavernière favorite me vantait les mérites du restaurant MAO à Tours (c'est au tout début de l'avenue Grammont, à deux pas de Jean Jaurès, côté Orangerie), décrivant une déco à tomber, une carte de mets franco-thaïlandais à croquer les yeux fermés mais une absence de pékins injuste par rapport à la qualité du restaurant. Apparemment c'était fort vide.

 

Hé bien maintenant c'est fort plein ma petite dame ! Tellement plein d'ailleurs qu'on se demande si ce restaurant n'est pas victime de son succès... Je m'explique. Nous sommes arrivés vers les 20H30 et nous avons été servis très rapidement pour le cocktail et l'entrée ; à plus de 22H3O nous avons enfin pu quitter les lieux, mon mari ayant piqué du nez à plusieurs reprises. Plus de deux heures pour un apéro, une entrée, un plat et un dessert ça vous parait le bout du monde surtout quand l'entrée a été dévorée 2 heures auparavant...

 

En ce qui concerne les plats, là aussi les impressions sont mitigées. Il faut savoir que le MAO n'est vraiment pas donné côté portefeuille, et je suis peut être vulgaire mais quand je dépense j'attends que ça suive côté papilles, et là franchement j'ai eu l'impression frustrante de ne pas en avoir eu pour mon pognon (comptez 35 à 40€ par personne pour cocktail + menu + une demie bouteille de vin). Oui je suis vulgaire, je vous le disais. Alors rien à dire pour le cocktail et la viande servie dans le menu à 28€ : le cocktail MAO maison et inspiré par le chef est détonnant de saveurs, et le tournedos mama mia ! pas besoin de couteau pour le couper, un vrai morceau de bonheur tout en tendresse fondante ! (pinaise je suis amoureuse, papa, maman, j'aime la viande).

 

Mais alors pour le reste c'était très moyen : j'avais choisi l'assortiment dans un petit panier pour l'entrée (je ne me rappelle plus le nom) et j'avais beau être dans un resto asiatique je m'attendais à ce que les nems aient un autre goût que les nems typiques, bah non au final c'était des nems chinois lambda quoi. Seul le samoussa a tiré son épingle du jeu, étant plus dans le registre thaïlandais pour le coup. Par contre mon mari s'est régalé avec le bol de vermicelles au boeuf. En ce qui concerne le plat, hormis la viande avec laquelle je me marierais si je n'étais pas déjà une femme honnête, il est arrivé plus que tiédasse et les pâtes étaient drôlement sèches... On dirait que ça a été oublié dans un coin et que le serveur d'un seul coup s'est dit "ah merde on a oublié la table 8 là où y'a le gars qui dort !!!!". Bah oui merde quoi... et pour le dessert itou, l'impression qu'il a été cuisiné là bas dis pis rapatrié à pied sans glacière, souffrant du même syndrome que le plat, sauf qu'un dessert tiédasse c'est franchement moyen les gars... J'avais choisi un tiramisu aux litchis (le biscuit au chocolat et aux amandes mentionné sur la carte n'existe plus), et la crème très riche avait un goût gras en bouche, sans la légèreté habituelle du mascarpone fouetté. On aurait dit de la crème au beurre pour bûche de Noël vous voyez ? Mon Auvergnat favori avait pris les fruis frais mais l'ananas était immangeable...

 

Au final nous avons eu le sentiment de diner dans un endroit pétant plus haut que son cul. Le restaurant a priori se targue maintenant d'être à la mode mais encore faudrait-il être à la hauteur de ses ambitions. Quand on claque 40€ dans un petit resto médiocre on l'oublie vite, quand on dépense quasi le double dans un restaurant réputé gastro dans le domaine asiatique, ça reste un tout petit peu en travers des amygdales. Alors bon ne soyons pas injuste, le plat aurait été à tomber s'il avait été servi à une température adéquate (j'adore aussi le mélange de petits légumes croquants, ça pète dans la bouche tant il y a de saveurs différentes), la déco est très belle (nous étions installés dans l'espèce de paillote près de l'avenue Grammont, c'était bruyant mais ça c'est la faute des voitures), la vaisselle et la présentation sont originaux (quoique la Monica Geller qui vit en moi se demande comment ils peuvent laver les plats en bois et les espèces de nattes tressées) et le service courtois et poli (ils se sont excusés à deux reprises de la lenteur du service justement). Et au final peut être que dans l'avenir l'organisation va se réajuster face aux demandes des clients.

 

Mais ce n'est pas demain la veille que j'irai vérifier si ça s'est amélioré...


 

PS : en même temps avec un nom de resto pareil, pas étonnant que ça ne m'ait pas plu, pas sûre que je sois super objective au final...

Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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