Endroits où aller... ou pas !

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 22:16
Foresti

Fuck, it’s so good ! Gordon Ramsay sort de ce corps ! Non mais sérieux, ça fait un bien fou d’entendre pour une fois une femme parler de sa vie de mère, de sa grossesse, de son accouchement, de ses relations avec son homme et de l’éducation de sa fille – et de son état de femme tout court – sans les trémolos dans la voix et sans les sempiternelles pompeuseries qu’on nous serine sur le sujet depuis ces dernières décennies. Et je vous épargne les belles leçons de morale sur la sagesse qui est censée s’acquérir en même temps que le passage d’une tête dans un vagin.

 

Comme le dit Florence Foresti, les femmes qui viennent d’accoucher ont signé un contrat leur interdisant de décrire réellement l’acte en lui-même, sous peine de décourager les primipares suivantes et d’éteindre la race humaine sur la planète. Y’a qu’à voir la tronche de mes collègues depuis que je leur ai annoncé que j’allais me marier : « je suis trop contente, alors tu nous fais un petit dans la foulée ??? C’est merveilleuuuuuuuuuuuuuuuuuxxxxxxx les enfants, c’est de l’or en barre, c’est que du bonheur à la pelleuh ! ». Mais oui c’est ça, au lieu d’essayer de me convaincre à votre cause, vous ne pourriez pas plutôt évoquer le sujet en totalité, y compris les à côtés douloureux ???? Au moins Florence Foresti a l’honnêteté cynique de dire tout haut ce qu’elle a pu ressentir dans son parcours de vie. Non ça ne l’a pas changée. Non elle n’est pas devenue sage et mature tata Kronenbourg. Oui forcément il a fallu revoir quelques préceptes comme de virer les trucs beaux pour des objets pratico-pratiques. Et l’instinct maternel n’existe pas, et faut arrêter de nous faire chier avec ça parce que ça nous culpabilise, nous les mammifères pourvues d'un utérus. Enfin elle, elle le dit de façon plus drôle parce qu’elle est moins énervée que moi, mademoiselle Foresti, sur ce sujet éminemment délicat pour moi ; et mine de rien ça a beau être cynique et égratigner l’image de la femme parfaite qui sait tout faire et endosser merveilleusement ses rôles multiples, le spectacle Motherfucker est à hurler de rire.

 

Ca fait un bien fou et a priori je n’étais pas la seule dans l’assemblée à vivre cela comme un défouloir, où les étiquettes mythiques collées aux femmes depuis des générations ont été franchement mises à mal. Ca rigolait grave dans la salle, autant homme que femme. Peut être plus les femmes quand même. En 1H30 Florence Foresti balaie la jeunesse d’une femme active, de ses bitures sauvages avec virée à la caserne des pompiers, à la ballade forcée au square avec Fillette au bout du bras. D’ailleurs les bambins prennent leur revanche à la fin du spectacle… c’est qu’il faut arrêter de les prendre eux aussi pour des cons !!!!

 

A voir d'urgence histoire de ne pas trop prendre au sérieux tout le mystiscisme auréolant la sainte mère... n'est-ce pas Absolute tata ? Moi j'y retourne en juin !

Par Suzy Dumeur - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 12:04
l'écume bleue
Je ne regarde que très rarement la télévision, mais de temps en temps au gré des zappings, je tombe sur des trucs plus que potables, et ma dernière découverte fut Cauchemar en cuisine avec Gordon Ramsay, sur W9. Le concept : un chef cuisinier étoilé vient à la rescousse de gestionnaires de restaurant en pleine dérive. Alors le chef en question est anglais, ce qui peut paraitre aberrant, mais franchement quand on le voit agir, on se dit que la cuisine ce n'est rien que du bon sens, et pour ça pas besoin de nationalité en rapport avec une présumée gastronomie génétique. C'est pas parce qu'on est Français qu'on pond de la cuisine savoureuse et géniale, madame, ça non...

J'en veux pour preuve ce qui se trame dans la cuisine de L'écume bleue à Dunkerque, restaurant affilié par erreur à un hôtel 3 étoiles, Le Welcome, dont la seule bizarrerie est d'avoir la Rai dans ses chaines câblées (je n'arrive pas à concevoir un seul instant qu'un Italien normal puisse se ballader en ces contrées là ; s'il existait un proverbe "vedere Dunkerque e morire" ça se saurait). Un poil exigeante en matière de dégustation buccale, il m'est tout de même rare de tomber sur une gargotte pitoyable, pisque même les routards à Jackie peuvent vous concocter de fortes agréables surprises.

Mais alors manger à L'écume bleue, c'est un véritable challenge à papilles, et si j'avais été à la place de Gordon Ramsay j'aurai déchiré ma chemise toute verte de rage, en écumant à qui mieux mieux des fuck à outrance ; croyez-moi les fuck là bas c'est fortement mérité.

Déjà, à L'écume bleue, une tradition du coin persiste tous les soirs à la même heure, et des hordes de touristes se déplacent du monde entier pour voir cette curiosité locale aussi mystérieuse que les aurores boréales : le mettage sur platine de l'album Dangerous de notre regretté Michael Jackson, à heure pile. Tous les soirs. A 20 heures. J'ai "diné" là bas 3 soirs de suite, et 3 soirs de suite le MEME serveur a été fidèle à cette étrange coutume musicale, mettre en boucle ce minime album du Roi de la pop. En boucle, oui en boucle, ça aussi j'ai pu le constater, car à L'écume bleue il n'y a pas que l'écoute musicale qui est chiante, il y aussi le service ; le temps que l'on vous serve votre soi-disante bavette saignante et hop ! c'est Jam qui revient à la charge, pis Remember the time, pis Black or white, pis oh votre bavette arrive, mais ça alors elle est saignante dedans mais noire dessus, incroyable !

Et alors la bavette elle se ballade dans une assiette où dedans se disputent la même moitié de tomate anémiée gratinée noircie que la veille et l'avant veille, des pauvres frites surgelées qui n'ont jamais vu un éplucheur à patates, et quelques brocolis bien verts ceux là, mais ayant le même goût que la poiscaille pas fraiche qu'on vous a servi la veille. Oui mesdames et messieurs, à L'écume bleue, pour la formule buffet entrée-dessert et plat du jour à une quinzaine d'euros, vous aurez le droit de goûter à de la fameuse cuisine digne d'un chef brillant dans la maitrise de l'ouvre-boites et excellant dans l'ouverture des sachets de surgelés. Le premier soir je me suis battue avec un poulet rôti passé très près du grill et à la cuisse raide (vous devinerez aisément qui fut le vainqueur), le second - le moins pire je dois l'admettre, seulement une demie heure d'attente pour le plat principal - j'ai tenté de deviner quel genre de poisson pouvait bien tenter de rivaliser niveau goût, avec la croute de fromage fortement prononcée qu'il y avait sur le dessus du gratin, et le troisième donc ce fut harakiri à la bavette aux deux cuissons.

Tous les soirs néanmoins le chef a voulu nous duper en concoctant des entrées hype haut de gamme avec des mélanges hasardeux de noix, coeurs d'artichaut, soja et abricots, le tout en conserve of course ; y'en avait dans tous les bacs de ces mets très recherchés, et fucking cherry on the cake Gordon, les pâtisseries étaient... molles. Z'allez voir qu'on va mettre ça sur le taux d'humidité dunkerquois. Une des grandes spécialités de ce haut lieu de la gastronomie culinaire est le grand bac à crème fraiche posé tout à côté de la salade de fruits servie sur un lit de jus de boite, qu'on confond volontiers avec du fromage blanc ; je pensais n'être jamais déçue par ce dernier, bah si... Mieux vaut se rabattre sur les petits pains blancs décongelés à la vite, et si vous avez du bol de ne pas tomber sur du beurre rance, là vous pourrez vous faire un semblant de repas.

Pourquoi y avoir mis à mal mes papilles 3 soirs de suite me direz-vous ? Parce qu'alléchée par la proximité d'un 3 étoiles honnête, j'avais pris la formule totale et ne pouvais m'en démettre pour cause de chèque déjà rempli par le comptable de ma boite. Une vraie punition que de passer devant les hauts lieux de la patate fraiche parsemés ça et là dans la ville, en sachant que je devais rentrer la tête basse me remplir l'estomac de trucs vraiment pas cuisinés avec amour... Une vraie torture stomacale qui m'a fait regretter le Giant de Quick, hallal ou pas hallal d'ailleurs... c'est dire.

Il y avait ces soirs là dans l'hôtel un car de touristes échoués de Slavie, j'espère pour eux que ce n'est pas à L'écume bleue qu'ils ont fait connaissance avec la cuisine française. Franchement si vous passez à Dunkerque, ne commettez pas les mêmes erreurs buccales que moi, allez donc tenter votre chance ailleurs, vraiment ailleurs, sûre qu'à la friterie de la gare vous aurez un cornet à 4€ beaucoup plus honnête que L'arnaque bleue...

N'allez pas vous y noyer !

Par Suzy Dumeur - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 16:53
boccaccio

Oui ben comment ça cette image ne correspond pas du tout au restaurant Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours ? Vous êtes bien pointilleux quoi, c'est quasi très ressemblant, à un poil près. Pis je suis toujours très traumatisée par les propos de Fred quand elle m'a dit un jour que mon blog devenait aussi chiant que le guide Michelin, les étoiles en moins. Alors je fais plus djeuns, plus stïïïle, plus Nikos, plus public de La ferme célébrités tu vois ?

Ce serait bien que mon texte touche un maximum de people parce que c'est un ami qui gère la boutique avec son associé tu vois ?

Alors c'est en toute objectivité que je vais pondre une critique culinaire sur le Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours. Pis si je me plante Nicolas t'auras le droit de rectification en ces pages.

Donc si vous trainez sur les pages jaunes et aussi si vous lisez attentivement le nom du restaurant, vous constaterez bien vite à moins que vous n'ayez le QI de Joey Tribbiani, que le Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours, c'est une pizzeria italienne. Pléonasme ? Nan la cuisine italienne c'est pas que des pizze bordel !!!! (z'avez vu je me la pète connaisseuse ritale, alors que tout un chacun sait que l'Italien est un être primaire ne mangeant que des margherite sur le pouce. Ou Margaritas je sais plus bien le pluriel de l'autre là). Et au Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours il n'y a pas que des pizze nan plu. Même que des fois le reblochon manque aussi mais bon à mon humble avis c'est loin d'être une faute de goût. Donc là bas dis, il y a selon les arrivages du marché, bien des bonnes choses à manger, et ces propositions changent très fréquemment. On ne s'ennuie pas sur les ardoises du Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours. Par exemple Bibi a dégusté des saint Jacques avec des pasta (sont chiants avec leurs pluriels), pendant que futur beau papa s'enquillait des joues d'animal et future belle maman une entrecôte à la sauce au poivre. Ne parlons pas de mon Auvergnat favori flirtant allègrement avec la Savoie.

Donc il n'y a pas que des pizze à grailler mais quand même si vous avez des envies furieuses d'Italie (ce qui vous ferait passer dans le clan "amis de Dumeurie") y'a moyen de grignoter des lasagnes ou des pâtes sauce gorgonzola, et autres typiquosités. Au Boccaccio situé au 9 rue Gambetta à Tours, c'est une cuisine traditionnelle et familiale qui s'offre à vous, on y mange comme à la maison après que la mamma ait rempli le panier du marché. Et aussi comme à la casa, la note ne sera pas salée : plats à 8,90€ (1€ et quelques de supplément quand les mets sortent de "l'ordinaire" genre les saint Jacques), entrées et desserts à moins de 5€. Et et et baisse de la TVA en sus !

Alors en toute objectivité franche (franchement si c'était dégueu chez mon pote je me serai abstenue de tout commentaire), le restaurant Boccaccio est à recommander si vous aimez l'ambiance conviviale, la bonne qualité des produits et les mini prix tout riquiquis. D'ailleurs la foule de clients s'y attroupant tous les midis, ne s'y est pas trompée...

Le restaurant Boccaccio est situé au 9 rue Gambetta à Tours (ça va je l'avais pas encore dit !), et pour réserver (hautement recommandé le midi) c'est au 02 47 05 45 22.

Par Suzy Dumeur - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 20:17

« L’heure tranquille » est une immennnnnnse galerie commerciale qui a poussé comme une mycose un beau jour dans le quartier désertique des Deux Lions (c’est à Tours ce coin là). Enfin elle est peut être pas si immense que ça, mais comme je suis agoracentrecommercialphobe, j’aime pas bien quand c’est trop. Donc dans cette galerie tout aussi désertique que son quartier (là au moins vous êtes peinards pour faire vos courses de Noël ou ruer dans les bacs à soldes, y’a personne…) où il n’y a même pas un pauvre bureau de tabac ou une pharmacie, y’a des coins où manger le midi pendant son heure de pause avec son Auvergnat favori.


Là aussi vous n’êtes pas dérangé par la queue.


Enfin si je puis m’exprimer ainsi.


Alors « Let’s wok » c’est comment dire… complètement antinomique pour reprendre une expression bien connue en Dumeurie. Est-ce que comme moi quand on vous annonce quelque chose dans le titre, vous vous attendez à voir la dite chose ? Ou alors je suis vraiment une pète roubignolles ? Je ne suis pas claire ? Si par exemple vous allez voir un film qui s’appelle « L’invasion de zombies au centre commercial » et qu’il n’y a ni zombies ni centre commercial, comment vous allez le prendre ? Ben moi cash direct j’envoie une lettre bien sentie au réalisateur et je l’expose sur mon blog tiens. Alors pour en revenir au « Let’s wok », sujet à la base que je tentais de traiter, c’est pareil qu’une invasion de nulle part avec des vivants, c’est pas cuisiné au wok. Ou alors mon Auvergnat m’aurait menti quand il me fait des petits plats au wok. Bon chuis pas allée dans les cuisines emmerder le monde (ceci est un appel à tous les patrons de guides de tourisme divers et variés, JE VEUX ECRIRE DES CRITIQUES SUR LES HOTELS ET LES RESTAURANTS ET EN FAIRE MON METIER – SI POSSIBLE EN ITALIE MERCI !!!!!!) mais je parierai les chaussettes trouées de mon Auvergnat, que les nems ont tout vu dans leur vie, des chiens et tout tout, mais que jamais ils ne se sont approchés d’un wok.


Tiens des nems déjà. Quand je les ai vu je me suis dis, mauvais esprit que je suis : « tiens ! des nems et un wok ! ça ferait un bon titre de film ! », ou enfin un truc dans le genre. Quand vous tournez autour du buffet à volonté, vous vous apercevez qu’en fait vous êtes ni plus ni moins dans la mecque du Flunch asiatique : y’a des beignets de crevette, des litchies au sirop, du riz cantonnais, du bon graillon qui pue ; bref c’est un resto chinois plus que lambda avec quelques plats thaï paumés n’importe nawak. Oui parce que si vous êtes aussi névrosé que moi (chaque chose a sa place, chaque chose à sa place, chaque place avec ses choses), au « Let’s wok » y’a de quoi vous foutre des urticaires de contrariété. Figurez-vous que les gars ils ont mis les salades dans le buffet à dessert, et de temps en temps il y a un mets qui atterrit au beau milieu de bacs qui n’ont rien à voir avec lui (sûrement qu’il y avait une place vacante, allez savoir).


Parmi toutes ces entrées saurez-vous retrouver le poulet à la citronnelle ????


Du coup j’ai raté les salades. Oui je sais y’a des petits nenfants qui meurent de faim dans le monde mais moi j’ai raté la salade bordel. Et quelle salade. De la piémontaise au wok juste rangée à côté des pêches au sirop.


Bon sinon est-ce que c’est bon au moins ? Après tout on a vu des routiers avec des conducteurs de camion éructant de la bière faire de la très bonne boustifaille, alors ! (d’ailleurs j’ai une bonne adresse de resto à Jackie(s)) Alors… rien. Si, c’est plus que médiocre. Le porc au caramel est constitué de gras durci à la friture, avec une espèce d’arrière goût pas très frais, les litchies sont fades, le poulet (trouvé !!!!!!!!!!) a pas le goût de citronnelle… Let’s bof ! OK c’est un resto du midi « buffet à volonté » à 9€80, mais dans mon routier à Joué-lès-Tours on mange drôlement mieux pour pareil, alors ça n’est pas une excuse.


Pourtant y’avait de quoi être alléché par le slogan : "Dans un décor propice au voyage, déclinant les ambiances de différents pays asiatiques, les clients sont invités à composer eux-mêmes la thématique de leur repas : Chine, Thaïlande, Vietnam… Un grand buffet présente toutes les variétés d’entrées, de plats et de desserts (produits frais). Il revient ensuite à chacun, par le choix de ses épices et sauces, ainsi que de sa cuisson, d’apporter à son repas la saveur de la thématique retenue".


Vi. Mais non. Tu parles depuis quand les pêches au sirop c'est frais ? A mon avis cette belle phrase bien tournée c'est pour les restos parisiens du style "Le wok" où effectivement vous choisissez tous les aliments dont vous avez envie, avec les épices et la sauce que vous voulez, et le cuisinier cuit tout ça au wok devant vous. Franchement mensonger. Ce n’est pas avec ce genre de restaurant que l’on va redorer le blason de la cuisine asiatique, pourtant j’essaie. Et alors les employés les pauvres, ils doivent faire 60 heures par semaine, c’est pas possible comme ils ont l’air fatigués… mais donnez-leur des congés !!!! Pourtant malgré leur mine blafarde ils sont drôlement serviables et aux petits soins (un peu trop pour une Dumeur mais là je fais ma bécasse).


Bon si vous insistez et que vous voulez vraiment aller au « Let’s wok », c’est dans la galerie commerciale de l’Heure tranquille, 59 avenue Mérieux, 37200 TOURS. Peut être aurez-vous plus de chance avec la formule du soir ?

Par Suzy Dumeur - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 20:08

J’en profite que Fred ait son ordi en panne pour continuer ma saga « Suzy Dumeur découvre la vie et sort de chez elle le dimanche » ; avec pourtant un resto qu’elle m’a conseillée la pimbêche !!!! (ceci dit je frimerai moins le jour où elle aura mûri son commentaire, je préfère ça néanmoins à la dragée Fuca mise inopinément dans mon ti punch pré vikend)

 

Jusqu’à présent pour moi, la cuisine chinoise c’était des nems, du riz cantonnais et du porc sauce aigre-douce, et la fondue c’était forcément dans un film des Bronzés, mais comme maintenant j’ai une vie sociale, je sais que ça peut être un chouia plus élaboré, et que même il existe une fondue chinoise, et que dans un bouillon fort aromatisé, on plonge dedans tout un tas de trucs intéressants comme des seiches, des crevettes, du bœuf etc etc. Et même que je connais un resto à Tours où elle est excellente !

 

Je suis sûre que vous voudrez connaître illico cette adresse que vous ne trouverez pas dans le Gault Millaut ? (passke c’est pas étoilé comme resto, maintenant pour être classé dans ce genre d’ouvrage faut être un artiste de la verrine moléculaire au zest de pistache truffé à la cervoise) Hein hein !!!!! Donc le resto s’appelle très justement « La Chine » (vous rigolez mais y’a des pizzerias qui livrent des sushis et même qu’ils n’ont pas honte d’être schizophrènes), il se situe rue Berthelot, tout peinard calé qu’il est entre la rue Colbert et la rue Emile Zola. La fondue se mange forcément à deux, et pour avoir le plaisir de la voir bouillir sur un réchaud « Rambo » (je ne savais pas à quel point ils pouvaient cultiver l’autodérision ces Chinois, c’était à deux doigts que je fasse une parodie de Clint dans Gran Torino, mais je me suis retenue, on est jamais trop prudent), vous débourserez la somme modique de 42€. Malgré mon accompagnateur auvergnat qui mange du fromage en entrée, du fromage en plat, et du fromage en fromage, on n’a même pas réussi à finir la fondue, et c’est là que notre gentil hôte nous a proposé un doggy bag (non je ne ferai pas de blague sur les chiens dans les restos chinois, non je ne ferai pas de blague sur les chiens dans les restos chinois, non je ne ferai pas de blague sur les chiens dans les restos chinois…).

 

Avec une entrée chacun, un dessert tout léger (deux beignets de pomme frits…), et une bouteille de pif, ça fait une trentaine d’euros par personne. Signe que c’est un excellent resto (d’abord parce que ma tavernière me l’a conseillée…) les lieux sont pleins même par temps à se geler les roubignolles, et par des habitués en plus ! Ah et j’avais oublié de préciser que le patron proposait également une carte de spécialités thaïlandaises (Frédéric si tu me lis) sans que ce soit antinomique ou insensé ; à tester la prochaine fois que j’aurai le droit de sortir un soir !

 

Alors Fred tu les aimes toujours pas mes chroniques gastronomiques ?????


 

La chine se situe donc au 3 rue Berthelot, et même qu'à défaut du Gault Millau ils ont eu la médaille d'or des baguettes en 2009 ; si si ça existe cette distinction! Vente à emporter également. Tél : 02 47 20 52 41.

 

 

Par Suzy Dumeur - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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