Endroits où aller... ou pas !

Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 18:11

 

 

Ristorante antico fattore, via lambertesca

 

Je sais que j’excelle dans la langue de pute même si depuis mon mariage je me suis drôlement tafiolisée. Bé alors là, pour une fois, je vais tenter de mettre bas à une ode positive sur un endroit où les zones érogènes sont drôlement malmenées, et pas que les buccales mes petits cochons. Ce n’est un mystère pour personne, j’adore la ville de Florence (d’ailleurs Firenze ça sonne mieux, ça fait plus italien quoi, donc maintenant je dirai Firenze). Alors donc en cette magnifique cité se cache une merveille stomacale.

 

Un restaurant du feu de Diable sobrement nommé « Antico fattore ». Un vrai agitateur de foufoune. J’ai frémis autant que devant un épisode de True blood c’est dire. Imaginez pour les filles (ou les homosexuels à bon goût, ou les hommes n’ayant pas peur d’assumer une certaine sensualité) une orgie entre tous les beaux mâles de la série : et vas-y que je te montre mes pectoraux, que je te roule des tôles, que je te plante des pieux, que que que… Voyez ? Ben au « antico fattore » c’est ça puissance 10.

 

Minimum.

 

Comme notre précédente expérience en restauration nous avait drôlement échaudés, je me suis méfiée quand mon Auvergnat favori a dit au détour d’une promenade : « oh tiens ça a l’air bien là, faudrait qu’on y aille ! ». C’est exactement à peu près les mêmes propos que j’avais tenu devant l’auberge des surgelés. Mais quand on a vu que c’était plein et pas juste de pékins tenant des guides touristiques, mais qu’il y avait beaucoup de la fine fleur de la haute bourgeoisie florentine, on a supputé que c’était bon signe de plutôt bon augure. Et pas excessivement onéreux en sus.

 

A peu près le prix d’une waffle quoi.

 

Alors on s’est assis. Et quand j’ai vu que sur la carte il y avait des fleurs de courgette frites, j’ai susurré à mon homme de façon très gracieuse et hautement bien élevée comme je sais si bien faire et comme maman Dumeur m’a appris : « bordel de morue à queue, y’a des fleurs de courgette frites !!!! J’en rêve depuis que j’ai annulé mon voyage à Naples à cause que j’étais trop folle amoureuse de l’autre minable là, tu sais la petite merde qu’était pas foutue de rester plus de 2 secondes ½ en ma précieuse cathédrale ??? Rrrrrrrooooooo faut que je m’en mette plein la panse !!!!!! ».

 

Faut-il que je vous explique plus en détails ma vénération érotique pour la cuisine, cet art injustement relégué après la sculpture, la littérature, la peinture ou encore le cinéma ? La bouffe et moi on s’aime depuis le temps où j’étais toute maigre, et maintenant je l’honore dès que je peux. Je suis moins toute maigre d’ailleurs. J’essaie de goûter tout ce qui est goutable, enfin dans la limite de la légalité quand même. En gros avec moi comme passagère dans un avion, vaudrait mieux pas se crasher sur la cordillère des Andes ; quoique je me contenterai comme alibi à mes instincts primitifs juste d’un mont d’Auvergne.

 

C’est que j’ai repéré un bon cuissot.

 

Donc quand j’ai vu arriver mes petites fleurs et que j’en ai porté une à la bouche, j’ai fait à peu près cela :

 

flaque small

 

 

boum

 

 

Feu d'artifice

 

Oh la belle bleue.

 

True-Blood-males--2-

 

 

Béate

 

Béatification. Doutez Etienne. La Vierge Marie m’est apparue. En fait c’était pas la mère de Jésus mais bel et bien mon mari qui était en face de moi, et lui venait de succomber à une attaque de veau. De côte de veau grillée plus précisément. Il avait les joues toutes roses et là j’ai compris ce qui se passait dans son boxer. Le martyr a continué avec l’osso bucco dont j’ai gratté le fondement jusqu’à la dernière goutte. Ce qu’il y’a de bien à l’Antico fattore c’est que vous pouvez manger comme une grosse gorette, vous lécher les doigts, ou encore vous envoyer en l’air grave sur la table avec votre voisin, personne ne remarquera rien de toutes vos cochoncetés parce que là bas, la bouffe est une messe, et que chacun s’occupe solitairement de s’enfiler son assiette avec toute la religiosité possible. D’ailleurs je pense même que si vous ne sucez pas goulûment votre os à moelle ou votre côte de veau, vous risquez de devenir persona non grata dans ce haut lieu de la cunilarité, et ça mon mari l’a bien compris, vous l’auriez vu s’acharner sur plusieurs rondelles d’oignon, un vrai vorace !

 

Bon si on passait au dessert ? Alors excusez-moi cher lecteur de faire du sexisme là maintenant tout de suite, mais je vais exclusivement m’adresser aux dames. Enfin, aux possesseuses de foufoune sans discrimination d’âge. Elles seules peuvent comprendre. Le pluri orgasmes. Vous voyez de quoi je parle pas vrai ? Alors le dessert à l’Antico fattore, et je dis bien LE DESSERT au singulier, provoque ce genre de sensations de vagues à répétition. Oh je vois la lumière.

 

Des frémissements de foufoune à n’en plus finir.

 

Alors j’aime autant vous dire que la tarte vous n’allez pas la bouffer en 2 secondes ½, ah non pas d’éjaculation précoce gustative de grâce ! Laissez mon ex où il est, c'est-à-dire devant sa télé, sa mère et son bol de chips sauce barbecue ! Donc le dessert se hume, se détache en toutes petites bouchées, se délecte de crème fouettée, puis de pâte sablée, puis de crème fouettée, puis de sauce chocolatée, puis de…

 

Chériiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ???? Chériiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Si on allait au resto ce soir ? Oui oh on peut se faire l’aller retour pour Firenze dans la soirée quoi !!!! Steuplait fait pas ton Auvergnat ! Non ? Non bon tu vas passer à la casserole ce soir et picétout.

 

Alors si vous allez à Firenze pour la soirée et que le pluri orgasmes vous intéresse (même si vous êtes une femme épanouie ça marche quand même hein), rendez-vous à l’Antico Fattore, c’est 1/3 via Lambertesca à Firenze, à deux pas des Uffizi et de la piazza della Signoria. Les grillades sont divines (le bistecca alla fiorentina fait 1 kilo pour deux personnes, soit une quarantaine d’euros), les fleurs de courgette (5€50) j’arrête parce que sinon mon mari demande le divorce, et les desserts ben c’est des desserts quoi (dans les 6-7€ pour plusieurs orgasmes ça fait pas cher). Si vous prenez un antipasti ou un hors d’œuvre, un plat de viande avec un légume plus un dessert (sans oublier le pinard), ça fera 45-50€ par personne. Oui je sais ça fait un prix quand même, mais vous repartirez le ventre repu et les joues rosies ; sinon pour le même prix vous n’aurez qu’une waffle. Ou 8 paquets de blondes. Alors bon, on y va !!!


 

Je déconne mais en plus là bas l’accueil est tout gentil et tout convivial, on a même eu une ristourne de 5% à notre second passage, et sachant que nous étions en voyage de noces le patron nous a offert un plat décoratif !

 


Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 15:13

l-auberge-st-severin

 

De passage éclair sur Paris dans le but de se délecter de l'expo Monet, nous avons fait une halte dans le quartier saint Michel histoire de nous sustenter. Quand je disais qu'avant j'étais pas pareille, effectivement ça s'est revélé catastrophiquement vrai car depuis que j'ai maigri niveau névrose, tous mes sens en alerte se sont barrés Dieu sait où ; au même endroit que mes tumeurs ganglionnaires faut croire.

 

A l"entrée du "restaurant" L'auberge saint Séverin quand nous sommes rentrés, je n'ai même pas tiqué à l'idée de voir un chat plein de poils à l'accueil. Je l'ai même trouvé mignon.

 

Quand on nous a installé à une table et que j'ai constaté que ma fourchette avait un genre de bout de betterave sur la tranche je n'ai rien dit non plus.

 

Et quand j'ai vu le deuxième serveur arriver (oui trois serveurs pour deux clients c'est complètement nécessaire, surtout vu ce qui s'est passé une demie heure après) avec des taches blanches/beiges/cracra tout plein son tablier noir, je l'ai trouvé aimable.

 

Puis d'un seul coup devant mon assiette de calamars surgelés j'ai pensé à Alien.

 

Dans l'espace personne ne vous entendra crier.

 

Je ne sais pas pourquoi je m'évertue à commander des calamars au resto, aucun ne m'en a servi un seul de frais de toute ma carrière de bouffeuse de poiscaille. Allez savoir pourquoi je persiste, par connerie probablement ? J'ai eu de véritables sérieux doutes quand la nourriture accompagnant mes calamars s'est révélée aussi fraîche que le reste : vinaigrette industrielle (arrosant les calamars siouplait), maïs en conserve, et tiens ! je venais de retrouver dans mon assiette la responsable de la crassure de ma fourchette. Ah quand même, soyons juste, le citron était frais. Puis j'ai tourné la tête vers la déco. Pensant cette fois à L'Auberge rouge, le film avec Fernandel où les tenanciers découpaient en morceaux les clients (enfin je crois qu'ils étaient découpés, j'ai vu ce film étant môme et j'ai beaucoup fantasmé dessus depuis). Pêle mêle gisait une vénus de Milo, une affiche de Klimt, des bois de cerf, des bières poussiéreuses périmées d'au moins 18 ans, une tour Eiffel en "tableau" et le fameux chat encore.

 

Partout.

 

J'ai pris du magret et ce qu'on m'a servi était tout sauf ça. Du chat peut être ? Je ne sais pas pourquoi on m'a demandée le type de cuisson que je préférais vu que la semelle trônant dans mon assiette avait non seulement été pré cuite (quand, je n'en sais foutre rien, mais une datation au carbone aurait été plus qu'utile), mais aussi délicatement passée trop près du grill. Le goût était indéfinissable. J'hésite encore entre dégueulasse et infâme. Le rumsteak de mon mari lui était cru, ce qui nous a suscité quelques inquiétudes post prandiales ("repérons les chiottes où que nous allions ma mie, pour le cas où"). Seul le gratin dauphinois a su tirer son épingle du jeu. Disons que ça m'a rappelée la cantoche au collège.

 

Là où mon mari et moi avons été secoués de spasmes hilares (en attendant les convulsions dues à l'intoxication ?) c'est  quand le serveur cracra a pris notre commande de dessert. Déjà il n'a filé qu'une carte, comme si d'un seul coup mon Auvergnat était devenu l'homme invisible (pourtant on ne le perd pas facilement mon Auvergnat mais bon), et on ne peut pas dire qu'il en manquait des menus, vu que nous étions les deux seuls conards du quartier à nous être risqués dans ce bouiboui. Alors j'ai choisi en tremblant la tarte tatin et mon mari une crème brûlée (malheureusement il n'a pas été privé de dessert ce coup ci, pas de bol).

 

Et là un autre mec inconnu jusque là et tout aussi cracra est entré. Et là dessus un bal étrange a commencé.

 

Tout le personnel de "l'auberge" de saint Séverin est sorti dehors. Sorti faire quoi ? Sorti décharger la livraison de fruits et légumes frais tout juste arrivée de Rungis, pardi ! Nan je déconne... En fait ils sont allés cherchés tous les cartons de surgelés posés devant la porte. Les yeux écarquillés nous avons assisté impuissants au passage devant nous de dizaines de cartons de produits congelés, allant bientôt atterrir dans les menus. Probablement que dedans il y avait ma tarte tatin. Les mecs n'ont pas été gênés un seul instant de faire ça devant nous. A midi et demi.

 

Et les desserts donc ? Hé bien quand le serveur a ramené ma tarte il a dit "attention c'est très chaud". Très chaud parce que sortie du four ? Oui mais du micro ondes s'il vous plait, et la tarte fumait tellement que j'avais du mal à voir mon mari derrière ce brouillard épais. Bien évidemment la malheureuse avait du faire un tour de cadran de micro ondes, accompagnée dans sa galère par la crème brûlée de mon Auvergnat, brûlant à l'extérieur et glacée dedans. Nous les avons délivrées de leurs souffrances, c'était la moindre des choses. Enfin moi pas complètement parce que mon hypocondrie et mon sens de la survie se sont d'un seul coup manifestés, les deux en même temps.

 

RUN YOU FOOLS !!!!!!

 

 

Alors si vous vous balladez un jour dans le quartier des restos de saint Michel, je vous donne l'adresse pour que surtout vous n'y alliez pas : l'auberge saint Séverin, située au 28 de la rue du même nom, dans le 5ème. Y'a pas moyen de se tromper, y'a un chat devant. Et personne à l'intérieur.

Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 18:21

Il y a quelques temps (dans les 6 mois) ma tavernière favorite me vantait les mérites du restaurant MAO à Tours (c'est au tout début de l'avenue Grammont, à deux pas de Jean Jaurès, côté Orangerie), décrivant une déco à tomber, une carte de mets franco-thaïlandais à croquer les yeux fermés mais une absence de pékins injuste par rapport à la qualité du restaurant. Apparemment c'était fort vide.

 

Hé bien maintenant c'est fort plein ma petite dame ! Tellement plein d'ailleurs qu'on se demande si ce restaurant n'est pas victime de son succès... Je m'explique. Nous sommes arrivés vers les 20H30 et nous avons été servis très rapidement pour le cocktail et l'entrée ; à plus de 22H3O nous avons enfin pu quitter les lieux, mon mari ayant piqué du nez à plusieurs reprises. Plus de deux heures pour un apéro, une entrée, un plat et un dessert ça vous parait le bout du monde surtout quand l'entrée a été dévorée 2 heures auparavant...

 

En ce qui concerne les plats, là aussi les impressions sont mitigées. Il faut savoir que le MAO n'est vraiment pas donné côté portefeuille, et je suis peut être vulgaire mais quand je dépense j'attends que ça suive côté papilles, et là franchement j'ai eu l'impression frustrante de ne pas en avoir eu pour mon pognon (comptez 35 à 40€ par personne pour cocktail + menu + une demie bouteille de vin). Oui je suis vulgaire, je vous le disais. Alors rien à dire pour le cocktail et la viande servie dans le menu à 28€ : le cocktail MAO maison et inspiré par le chef est détonnant de saveurs, et le tournedos mama mia ! pas besoin de couteau pour le couper, un vrai morceau de bonheur tout en tendresse fondante ! (pinaise je suis amoureuse, papa, maman, j'aime la viande).

 

Mais alors pour le reste c'était très moyen : j'avais choisi l'assortiment dans un petit panier pour l'entrée (je ne me rappelle plus le nom) et j'avais beau être dans un resto asiatique je m'attendais à ce que les nems aient un autre goût que les nems typiques, bah non au final c'était des nems chinois lambda quoi. Seul le samoussa a tiré son épingle du jeu, étant plus dans le registre thaïlandais pour le coup. Par contre mon mari s'est régalé avec le bol de vermicelles au boeuf. En ce qui concerne le plat, hormis la viande avec laquelle je me marierais si je n'étais pas déjà une femme honnête, il est arrivé plus que tiédasse et les pâtes étaient drôlement sèches... On dirait que ça a été oublié dans un coin et que le serveur d'un seul coup s'est dit "ah merde on a oublié la table 8 là où y'a le gars qui dort !!!!". Bah oui merde quoi... et pour le dessert itou, l'impression qu'il a été cuisiné là bas dis pis rapatrié à pied sans glacière, souffrant du même syndrome que le plat, sauf qu'un dessert tiédasse c'est franchement moyen les gars... J'avais choisi un tiramisu aux litchis (le biscuit au chocolat et aux amandes mentionné sur la carte n'existe plus), et la crème très riche avait un goût gras en bouche, sans la légèreté habituelle du mascarpone fouetté. On aurait dit de la crème au beurre pour bûche de Noël vous voyez ? Mon Auvergnat favori avait pris les fruis frais mais l'ananas était immangeable...

 

Au final nous avons eu le sentiment de diner dans un endroit pétant plus haut que son cul. Le restaurant a priori se targue maintenant d'être à la mode mais encore faudrait-il être à la hauteur de ses ambitions. Quand on claque 40€ dans un petit resto médiocre on l'oublie vite, quand on dépense quasi le double dans un restaurant réputé gastro dans le domaine asiatique, ça reste un tout petit peu en travers des amygdales. Alors bon ne soyons pas injuste, le plat aurait été à tomber s'il avait été servi à une température adéquate (j'adore aussi le mélange de petits légumes croquants, ça pète dans la bouche tant il y a de saveurs différentes), la déco est très belle (nous étions installés dans l'espèce de paillote près de l'avenue Grammont, c'était bruyant mais ça c'est la faute des voitures), la vaisselle et la présentation sont originaux (quoique la Monica Geller qui vit en moi se demande comment ils peuvent laver les plats en bois et les espèces de nattes tressées) et le service courtois et poli (ils se sont excusés à deux reprises de la lenteur du service justement). Et au final peut être que dans l'avenir l'organisation va se réajuster face aux demandes des clients.

 

Mais ce n'est pas demain la veille que j'irai vérifier si ça s'est amélioré...


 

PS : en même temps avec un nom de resto pareil, pas étonnant que ça ne m'ait pas plu, pas sûre que je sois super objective au final...

Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 19:07
cuisine au wok

Je ne suis qu'une grosse conne. Une grosse conne influençable même. Alors que je m'étais faite la plus haute opinion sur le somptueux restaurant Let's wok à Tours, voilà que comme une grosse conne influençable je décide de laisser une seconde chance à ce haut lieu de la restauration pourrave asiatique, toussa parce que depuis quelques semaines, le grand communicateur de cet établissement, a enfin informé les potentiels clients que si si y'avait bien un wok dans son restaurant justement appelé Let's wok. Bon ils ont mis quelques mois avant de faire une campagne d'affichage spécifiant cet item non négligeable, et maintenant à l'entrée y'a même une affichette toute bourrée de fautes, annonçant qu'au Let's wok y'avait bien de la cuisine au wok ! Et même de la fondue chinoise ! En plus une collègue amie - que maintenant je vais regarder autrement - m'avait même conseillée d'y retourner, toute séduite par le concept au wok qu'elle était. Faut que j'arrête d'écouter mes amis d'ailleurs, avec certains tu peux aller manger partout, avec d'autres c'est naze everywhere, alors vas-y les conseillers hors pair, comment tu veux que je me fasse une opinion ???

Ben je me la fais moi-même maintenant ! Et j'aurai du rester sur ma première impression ! Bon quand même faut relever que le wok c'est moins pire que le buffet du rez-de-chaussée, c'est même moyen, alors insistons juste maintenant sur ce point positif. En même temps, comme le tartare, c'est difficile de rater son wok car le concept c'est : tu pioches là où tu peux tes ingrédients crus, et le monsieur là bas derrière le comptoir il te les cuit. En gros si tu bouffes de la merde c'est de ta faute, et en plus ça veut dire que tu as mal choisis ta sauce de cuisson (vous avez le choix entre 8-10 sauces, pimentée ou pas, aigre douce, lait de coco, curry, etc).

Sauf que le souci c'est que parmi les ingrédients proposés y'a des aliments qui cuisent pas à la même vitesse, et ça le big chef il a pas l'air d'être au courant : comment cuire rapido un gros champignon flasque et du calamar ? A moins d'aimer l'élastique, ça ne cuit pas aussi vite que le filet de boeuf ou le choux en tranche. Idem pour le poireau, ressorti tout croustillant. Etant déjà allée sur un restaurant Wok à Paris, je suis devenue un peu pinailleuse sur le sujet et ce qui était intéressant là bas c'est que tu choisissais le "ton" de ta sauce (sucrée, aigre...) plus une épice en plus (cacahuète, sésame...), et le Chef te dispensait certains conseils (genre "là tu fais fausse route ! ça se combine pas bien !") avant de braver l'énorme flambée sous son wok. C'était un vrai spectacle et en plus il faisait cuire tes nouilles ou ton riz dans le jus de ton plat, ce qui n'est pas négligeable niveau saveur. Tandis qu'au Let's wok c'est tout mou du genou : après quelques vaseuses explications dispensées par la "serveuse" (ça doit être le même profil que les surveillantes de cantoche), faut te répérer dans les bacs à ingrédients (comme au rez-de-chaussée c'est la valse des étiquettes, tu soulèves le couvercle du nougat chinois et oh surprise ! y'a des raviolis vapeur !) et éviter de mettre des arbouses dans le vermicelle (à moins que tu ne sois un aventurier culinaire ou un apprenti à gros gouts de chiotte) ; après tu te diriges donc avec ton assiette vers le cuisinier qui derechef pose tes aliments dans une épuisette (ou un chinois ???) qui trempe dans de l'eau bouillante... c'est à dire dans l'eau bouillante qui a déjà accueilli d'autres plats en cours, ce qui donne au bout d'un moment un goût de poisson au poulet. A moins que ce ne soit le contraire ? Bref c'est seulement après cet ébouillantage que votre futur plat sera cuit au wok, sur un feu pour le moins éteint...

Bref pas de quoi casser quatre pattes à un canard. Le pire quand même a été la réaction d'un des "serveurs" (c'est celui qui fait comme tous les chauves ne s'assumant pas, tout ramasser là où c'est pelé pour faire croire qu'il y a des cheveux), alors que j'en étais à mon dessert, il s'approche avec des serviettes chaudes et me la balance dans la main comme une malpropre. Tu veux que je me tire mon gars ? Ah mais t'inquiète, non seulement je vais décoller dare dare mais ne plus y remettre les pieds dans ton bouge !

Je ne suis qu'une grosse conne influençable !!!!


Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 19:04
place du grand marche

Fut un temps où le restaurant Le boeuf sur la place (place du grand marché à Tours) était considéré comme un des hauts lieux de l'excellente viande, où il faisait bon se taper ses 400 grammes de barbaque saignante et tenter de retourner chez soi repu, et surtout trop plein pour monter les marches. Enfin pour moi c'était une référence, et franchement le steak tartare était un vrai bonheur gustatif à lui tout seul.

Seulement voilà quand on y réfléchit bien, point besoin d'être un chef 5 étoiles pour réussir un steak tartare, juste faut-il se ravitailler en bonne viande pour en préparer un excellentissime ; et aux Halles ce n'est pas les stands de boucherie hors pair qui manquent. Je ne reviendrai pas sur la qualité de la viande au Boeuf sur la place donc, mais plutôt sur tout le reste...

Déjà il faut se faire à la sobriété du cadre, immuable comme sa carte : les peintures des boeufs que vous allez retrouver dans votre assiette ornent tout un pan du mur, et moi ça me va, j'aime bien faire connaissance avant avec ce que je vais bouffer ensuite ; et puis au Boeuf salade faut pas se leurrer on n'est pas là pour y faire autre chose que de dévorer un congénère bovin, le ton est donné ! C'est tristoune tout comme la carte qui en 5 ans de fréquentation sporadique n'a pas changé d'un iota (ou peut être les desserts, ça j'ai pas souvenir) : c'est tout un concept, on choisit sa pièce de viande et c'est servi avec des frites maison, une salade, et une sauce maison offerte par le Chef. Offerte c'est trop aimable, quel honneur, en même temps je ne connais pas un resto qui fasse payer une sauce qui a toute légitimité dans un plat ? Et faut voir la tronche de la sauce en sus... La béarnaise est servie tiédasse
tout comme la viande d'ailleurs servie tiède, avec une légère croûte jaune comme si elle était restée dans un coin depuis la veille, et elle laisse sur le palais un voile de gras assez désagréable... De plus je n'y ai distingué aucun goût quel qu'il soit. Quant aux frites maison, je préfère encore les surgelées servies au kebab en face... Molles, tristes et tièdes, elles s'unissent joyeusement à la béarnaise pour vous laisser encore un voile d'autre chose dans la bouche...

Autre déception, la cuisson de la viande laisse à désirer et le Chef a tendance à confondre saignant et gigotant dans votre assiette. Les desserts n'ont rien d'époustouflant - en même temps on est dans un resto de barbaque, pas dans un salon de thé - et d'ailleurs à ce sujet il faut absolument demander la pâtisserie du jour inscrite sur l'ardoise à la prise de commande, car sinon on ne vous la servira pas. Moi je ne sais jamais avant d'avoir mangé mon plat si je vais avoir de la place pour un dessert mais bon en même temps c'est peut être parce que le Chef cuisine la pâtisserie pendant votre repas ? Auquel cas ça ferait au moins un plat vraiment chaud sur le lot...

Bon c'est très négatif comme critique mais en même temps pour 4 personnes on a lâché 125€, et aucun de nos convives n'est ressorti satisfait de son diner, du service, du cadre ou de l'ambiance des lieux ; l'endroit est tellement exigu que j'ai du ranger mes coudes tout le long du repas, pour laisser passer le serveur (habillé comme s'il trainait un dimanche chez lui, un pyjama aurait été limite plus élégant...), et c'est fort pratique pour couper sa viande le serrage de coudes au corps.

Tout ça parce que La maison des Halles affichait complet en résa dès le samedi midi... Je ne me ferai plus avoir !!!

Par Suzy D. - Publié dans : Endroits où aller... ou pas ! - Communauté : partage
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