Lundi 8 mars 2010
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19:01
Mais c'est pas vrai, vous allez voir que bientôt il faudra aussi qu'on admette monsieur Scorsese en maison de retraite médicalisée !!! Alors Shutter island c'est l'histoire du Marshall Di
Caprio qui part enquêter avec un autre marshall sur une île vouée entièrement au traitement psychiatrique des malades dangereux, il enquête donc because y'a une des pensionnaires qui s'est faite
la malle et faut absolument la retrouver car elle vit dans un monde imaginaire alors qu'en vrai elle a noyé ses mômes. A peine arrivés, vlà t'y pas que Leonardo fait des rêves mouillés zarbi, et
se met imaginer que là dessous y'a un complot ourdi par Lee Harvey Oswald et Ben Laden. Que son poteau de marshall est comploteur. Que les psys parlent dans son dos (oui enfin ça, c'est vrai je
confirme, on est des vraies langues de pute dans le métier). Et que la dame échappée est en fait une psychiatre manipulée échappée de l'asile, genre Russo dans Lost. Oué enfin un truc dans le
genre, mais j'exagère à peine je vous jure, pis ça fait une semaine que j'ai vu ce bidule pondu par le créateur des Infiltrés, et depuis je me suis matée Démineurs et Les tontons flingueurs pour
oublier voyez ? Ca et quelques litres d'alcool en suce. Donc Shutter island pour résumer c'est moche, et c'est mal interprété (voir Ruffalo et pleurer tiens, tout ça après le sublime Zodiac) bon
à part Di Caprio qui est honnête dans son jeu, mais alors putain, de l'art de saloper un casting 5 étoiles (Max Von Sydow, Ben Kingsley...) merci Martine ! Sinon l'histoire est lourde de fils
blancs emmêlés dans des tiroirs tout branlants, en plus c'est capillo tracté et la psychologie décrite là dedans est digne de Max et les maximonstres (le film...) : lourde, pachydermique et
grossière, à coups de flashbacks bien pourraves. M'est avis que David Lynch se serait bien fait les dents sur une adaptation de roman pareille. Et que Scorsese devrait continuer sur la ligne des
persos borderline à la psychologie excessive plutôt que de s'attaquer à l'onirisme et à la paranoïa dernier carat.
Ah merde j'ai spoilé le film !
Par Suzy Dumeur
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Jeudi 14 janvier 2010
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19:02
Qu’est-ce qu’on s’emmerde et qu’est-ce que c’est moche ! Après la bonne première partie installant le nouveau
Président Mandela, on s’ennuiiiiiiiiiie à suivre les Boks dans leurs matchs, le pire étant la finale longuissime contre les All Blacks avec des ralentis bourrins et laids ! Le film est
englué dans les bons sentiments sirupeux ; à la fin les petits nenfants noirs font des gros bécots aux méchants flics blancs, et tout le monde fait l’amour tout nu sur le gazon de la
victoire où il n’y a plus aucune ségrégation raciale ! Oh que c’est beau ! Faudrait faire des coupes du monde de tout, tout le temps tiens ça fait des miracles ! C’est lourd lourd
lourd notamment les séquences dans la prison où on voit des hologrammes balourds de Mandela triste casser du caillou, la barbe ! Eastwood n’utilise plus des symboles non, il emploie la
grosse machinerie à décoder pour le cas où on serait trop con à la détente ; et en plus il nous ressort la même bande originale que dans Gran Torino mais il change quand même trois notes.
Heureusement l’excellent Morgan Freeman joue tellement bien qu’on ne le distingue même plus du vrai Mandela dans le documentaire final. Bref à ranger à côté du « Le royaume du crâne
cristal » ou un truc dans le genre, dans la catégorie « réalisateurs de génie qui ne devraient pas refiler leur caméra à leurs petits enfants pendant les vacances
scolaires ».
(Clint je t’aime)
Par Suzy Dumeur
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Lundi 21 décembre 2009
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/2009
12:09
"Papa, tu peux me chanter la chanson de la fille qui n'était pas du genre à se faire remarquer ?"
Soleil D'hiver
(Niagara)
Elle n'était pas du genre à se faire remarquer.
C'était jamais elle qu'on invitait à danser.
Elle avait plutôt l'impression de gêner.
Peut-être avait-elle envie de tout casser.
Elle habitait plus loin, dans la rue d'à coté.
Je suis sûre que vous l'avez déjà rencontré.
Son visage était transparent comme l'été
Mais elle avait toujours l'air de s'ennuyer.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
J'ai toujours su qu'elle allait partir en fumée.
Elle aurait tout donné pour se faire oublier.
Un matin, en silence, elle s'est défilée
Et elle est partie sur la pointe des pieds.
Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.
Papa, un film de Maurice Barthélémy (2005), sur un scénario de Maurice Barthélémy (dialogues additionnels Alain
Chabat), avec Alain Chabat, Martin Combes, Yaël Abecassis, Anne Benoit.
Par Suzy Dumeur
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Samedi 19 décembre 2009
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/2009
23:23
Après avoir fréquenté les forums de cinéma où règne la masturbation pseudo intellectuelle, et après l'avoir
pratiquée moi-même cette branlette stérile mais avec moins d'assiduité forcenée que d'autres quelconques néanmoins, force est de constater que le meilleur quand même dans le cinéma, c'est de le
voir ; ça parait con dis comme ça, mais y'en a qui n'ont toujours pas pigé, et qui passent leur temps à décortiquer les avis d'autrui avant de constater par eux-mêmes.
Sans commentaire.
Si un quand même :
"There is a pleasure in the pathless woods,
There is a rapture on the lonely shore,
There is society, where none intrudes,
By the deep sea, and music in its roar;
I love not the man less, but nature more,
From these our interviews, in which I steal
From all I may be, or have been before,
To mingle with the universe, and feel
What I can ne'er express, yet cannot all conceal."
Apostrophe to the Ocean from Childe Harold's Pilgrimage, Lord Byron
The bridges of Madison County, un film de Clint Eastwood (1995), scénario de Richard LaGravenese d'après la nouvelle de Robert James Waller, avec Clint Eastwood, Meryl Streep, Annie Corley,
Victor Slezak et Jim Haynie
Par Suzy Dumeur
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